Amon, dieu caché et roi des dieux dans la mythologie égyptienne
Amon, dieu égyptien de Thèbes : origine cachée, fusion en Amon-Râ, temple de Karnak, réforme d'Akhenaton et statut de roi des dieux sous le Nouvel Empire.
Afrique du Nord-Est — vallée du Nil
Guide complet de la mythologie égyptienne : panthéon, cosmogonie, mythes majeurs, sources antiques et traditions religieuses du Nil et de l'Égypte ancienne.
Amon, dieu égyptien de Thèbes : origine cachée, fusion en Amon-Râ, temple de Karnak, réforme d'Akhenaton et statut de roi des dieux sous le Nouvel Empire.
Anubis, dieu à tête de chacal de la mythologie égyptienne : gardien des morts, embaumeur divin, guide des âmes et surveillant de la pesée du cœur.
Aton, le disque solaire imposé par Akhenaton : dieu sans image humaine ni mythe, nom écrit en cartouches royaux, Grand Hymne d'Amarna et effacement après le règne.
Atoum, dieu créateur d'Héliopolis : démiurge autogène surgi du Noun, il engendre Chou et Tefnout, fonde l'Ennéade et incarne le soleil couchant, père des dieux.
Ammit, créature égyptienne à tête de crocodile, buste de lion et arrière-train d'hippopotame : sa dévoration du cœur impur et la seconde mort au jugement des morts.
Apis, taureau sacré de Memphis : reconnu à ses marques, héraut vivant de Ptah, momifié au Sérapéum de Saqqarah puis devenu Osiris-Apis, l'ancêtre de Sérapis.
Apophis (Apep), serpent géant du chaos dans la mythologie égyptienne : ennemi juré de Râ qu'il attaque chaque nuit dans la Douat, et rites d'anéantissement pour le vaincre.
Le Bennou, héron sacré d'Héliopolis : oiseau autocréé posé sur la pierre benben, âme de Râ et d'Osiris, et véritable modèle égyptien du phénix des Grecs.
Les Champs d'Ialou (Sekhet-Iarou), paradis de la mythologie égyptienne : une Égypte idéale où le juste laboure, moissonne et se fait remplacer par ses chaouabtis.
La Douat, monde souterrain égyptien : royaume nocturne traversé par le soleil, lieu du jugement d'Osiris et des douze heures de la nuit décrites par les livres funéraires.
Mort et au-delà
Le jugement des morts en Égypte ancienne : la salle des Deux Vérités, la pesée du cœur par Anubis contre la plume de Maât, Ammit le dévoreur et le Livre des Morts comme guide.
Mythes de la création
Le mythe de la création égyptienne : du Noun originel à Atoum, la naissance de l'Ennéade d'Héliopolis et l'ordre du monde contre le chaos d'Apophis.
Mort et au-delà
Le mythe d'Osiris : meurtre par Seth, quête d'Isis, démembrement, reconstitution et résurrection — récit fondateur de la théologie funéraire de l'Égypte ancienne.
Comparaison des divinités guerrières dans les mythologies grecque, romaine, nordique, égyptienne, japonaise, hindoue, aztèque et celtique.
Comparaison des divinités de la mort et de l'au-delà dans les mythologies grecque, égyptienne, nordique, romaine, japonaise, hindoue, aztèque et celtique.
Comparaison des divinités de l'amour dans les mythologies grecque, romaine, nordique et égyptienne : Aphrodite, Vénus, Freya, Hathor, Éros et Cupidon.
La mythologie égyptienne est l’un des systèmes religieux les plus anciens et les plus documentés de l’histoire humaine. Développée pendant plus de trois millénaires le long du Nil, elle met en scène un panthéon de plusieurs centaines de divinités organisées en cycles cosmogoniques, en mythes royaux et en récits eschatologiques où la mort n’est jamais une fin mais une transformation.
L’Égypte ancienne n’a jamais possédé un seul canon théologique unifié. Chaque grande ville avait son propre mythe de création et ses divinités tutélaires ; ces cycles locaux ont coexisté, fusionné et parfois été réinterprétés selon les époques :
Le mythe de création d’Héliopolis, le plus influent, place Râ (sous sa forme d’Atoum) à l’origine de tout : surgissant de Noun, l’océan primordial, il crée Chou (l’air) et Tefnout (l’humidité) par son seul souffle. Ceux-ci engendrent Geb (la terre) et Nout (le ciel), dont naissent Osiris, Isis, Seth et Nephthys. Cette généalogie forme la Grande Ennéade, les neuf dieux fondateurs de l’ordre du monde (Maât).
Au cœur de la mythologie égyptienne se trouve le cycle d’Osiris : sa mort orchestrée par son frère Seth, la quête d’Isis pour reconstituer son corps démembré, sa résurrection en tant que premier mort embaumé, et la naissance d’Horus, qui vengera son père et récupérera le trône d’Égypte.
Ce cycle fonde à la fois la théologie funéraire — tout mort espère « devenir Osiris » — et la théologie royale : tout pharaon vivant est Horus, tout pharaon mort devient Osiris. Cette équation entre royauté terrestre et royauté funéraire traverse trois millénaires de civilisation égyptienne sans discontinuer.
La cosmologie funéraire décrit la Douat, le royaume souterrain que le soleil traverse chaque nuit : Râ y affronte le serpent cosmique Apophis, assiste au jugement des âmes présidé par Osiris, puis renaît à l’horizon à l’aube. Le Livre des Morts et l’Amdouat détaillent les étapes de ce voyage nocturne et les formules magiques qui permettent aux défunts de le traverser victorieusement.
La religion égyptienne antique a survécu à Alexandre le Grand (330 av. J.-C.) et à la conquête romaine (30 av. J.-C.). Les Ptolémées adoptèrent le panthéon égyptien, et le culte d’Isis se répandit dans tout l’empire romain. Les derniers sanctuaires — notamment le temple de Philae dédié à Isis — ne fermèrent qu’au Ve siècle apr. J.-C. sous la pression du christianisme. Les hiéroglyphes cessèrent d’être utilisés vers 396 apr. J.-C., rendant les textes sacrés inaccessibles pendant quatorze siècles, jusqu’au déchiffrement de la pierre de Rosette par Champollion en 1822.
Pour comparer Osiris — juge des morts de l’Égypte ancienne — aux dieux de la mort d’autres civilisations (Hadès, Hel, Yama…), lire la comparaison Les dieux de la mort dans 8 mythologies.